MG Cyberster : le roadster électrique qui veut réinventer le plaisir façon MG
Un roadster à porte en élytre, sous pavillon britannique mais fabriqué en Chine, qui promet des sensations de supercar pour le prix d'une berline premium bien équipée. Sur le papier, ça sent le coup marketing. Sur la route, les premiers essais racontent une autre histoire. Alors, la MG Cyberster, vrai renouveau du roadster ou simple carrosserie choc posée sur une base de MG4 ?
![[Image: Cyberster-RDV.jpg]](https://news.mgmotor.eu/wp-content/uploads/2024/10/Cyberster-RDV.jpg)
Un roadster, cent ans après la première MG
MG fête le centenaire de la marque fondée à Oxford en 1924, et le Cyberster est le clin d'œil ultime : un cabriolet deux places, capote en toile, dans la droite lignée des MGB et MGF qui ont fait la réputation de la marque avant sa disparition du segment. Sauf qu'ici, zéro cylindre. Le Cyberster est 100% électrique, conçu et développé sous pavillon chinois (SAIC), avec une équipe d'ingénieurs basée à Longbridge pour le châssis et le comportement routier.
Deux places, capote électrique en toile, portes en élytre motorisées
Le pari du design
C'est clairement l'argument numéro un du Cyberster. Portes ciseaux, lignes tendues, phares avant façon "yeux fermés" qui s'illuminent à l'allumage, bandeau lumineux arrière évoquant l'Union Jack : la voiture ne laisse personne indifférent. Sur les forums et lors des essais presse, c'est souvent le point qui revient en premier, avant même les chiffres de performance. Une voiture qui attire le regard, ça compte, surtout sur un segment où l'électrique a longtemps été synonyme de discrétion voire d'anonymat stylistique.
À l'intérieur, MG a mixé cuir, aluminium brossé et un écran tactile central généreux, dans une ambiance qui se veut à la fois traditionnelle britannique et technologique. Le volant façon "yoke" tranche avec les habitudes du segment.
Sur la route : sportive crédible, mais pas parfaite
Les premiers essais confirment que le Cyberster n'est pas qu'une image. En version intégrale, le 0 à 100 km/h en un peu plus de 3 secondes place la voiture dans la cour des sportives sérieuses, avec une motricité irréprochable grâce aux quatre roues motrices. Les freins Brembo suivent, et le centre de gravité bas offert par les batteries logées dans le plancher garantit une bonne stabilité.
Le revers de la médaille : un poids conséquent, proche des deux tonnes en version intégrale, qui limite l'agilité pure par rapport à un roadster thermique traditionnel. Sur revêtement dégradé, l'amortissement manque parfois un peu de fermeté. Et la puissance disponible chute sensiblement en fin de charge, un point à surveiller pour qui compte exploiter la voiture sur circuit ou en usage sportif régulier.
Côté autonomie réelle, il faut revoir les chiffres WLTP à la baisse sur autoroute : entre 300 et 350 km sont plus réalistes à vitesse soutenue, capote fermée, avec une consommation qui grimpe vite au-delà de 110-120 km/h. Rien d'alarmant pour un usage GT classique, mais ça mérite d'être su avant l'achat.
Le camp des convaincus
Pour beaucoup d'essayeurs, le capital sympathie est réel : la voiture attire l'attention partout où elle passe, et le rapport performances/prix reste sans équivalent sur le segment électrique. Avoir des accélérations dignes d'une supercar pour un budget de berline premium, avec en prime un roadster capote ouverte, c'est une proposition qu'aucun concurrent thermique ne peut égaler à ce niveau de prix.
Le camp des sceptiques
D'autres restent plus mesurés. MG n'a pas (encore) le prestige d'un Porsche ou d'un BMW, et ça se ressent forcément dans la perception du produit, même si la mécanique tient la route. Le poids et l'absence de sensations mécaniques "brutes" restent des arguments récurrents chez les puristes du roadster, habitués à des voitures plus légères et plus brutes dans leur caractère. Et la question de la fiabilité à long terme reste ouverte, la voiture étant encore récente sur le marché européen.
Mon avis
Je trouve le pari intéressant, presque culotté. MG ne cherche pas à copier un roadster thermique avec des artifices sonores façon Porsche E-Shift, elle assume pleinement l'électrique et mise tout sur le design et l'accessibilité tarifaire. C'est une approche différente, presque plus honnête, même si le résultat reste évidemment un compromis, notamment sur le poids.
Ce qui me frappe surtout, c'est le signal envoyé au marché : un roadster électrique performant et spectaculaire peut exister sous la barre des 60 000 €. Ça bouscule un segment qui semblait réservé aux hypercars ou aux marques premium. Reste à voir si l'image de marque et la fiabilité suivront sur la durée.
Un roadster à porte en élytre, sous pavillon britannique mais fabriqué en Chine, qui promet des sensations de supercar pour le prix d'une berline premium bien équipée. Sur le papier, ça sent le coup marketing. Sur la route, les premiers essais racontent une autre histoire. Alors, la MG Cyberster, vrai renouveau du roadster ou simple carrosserie choc posée sur une base de MG4 ?
![[Image: Cyberster-RDV.jpg]](https://news.mgmotor.eu/wp-content/uploads/2024/10/Cyberster-RDV.jpg)
Un roadster, cent ans après la première MG
MG fête le centenaire de la marque fondée à Oxford en 1924, et le Cyberster est le clin d'œil ultime : un cabriolet deux places, capote en toile, dans la droite lignée des MGB et MGF qui ont fait la réputation de la marque avant sa disparition du segment. Sauf qu'ici, zéro cylindre. Le Cyberster est 100% électrique, conçu et développé sous pavillon chinois (SAIC), avec une équipe d'ingénieurs basée à Longbridge pour le châssis et le comportement routier.
Deux places, capote électrique en toile, portes en élytre motorisées
- Batterie unique de 77 kWh (74,4 kWh utiles) pour toute la gamme
- Deux niveaux de puissance : propulsion 340 ch ou intégrale 510-536 ch selon les sources
- 0 à 100 km/h en 5 s (propulsion) ou 3,2 s (intégrale)
- Autonomie WLTP annoncée entre 443 et 520 km selon la version
- Recharge rapide DC 144 kW : 10 à 80% en 28 à 38 minutes
Citation :Question de prix, la gamme s'étale grosso modo entre 55 000 € et 68 000 € selon les configurations et les évolutions tarifaires, ce qui la positionne clairement sous les Porsche Boxster ou BMW Z4, tout en offrant des chiffres de performance dignes d'une sportive nettement plus chère.
Le pari du design
C'est clairement l'argument numéro un du Cyberster. Portes ciseaux, lignes tendues, phares avant façon "yeux fermés" qui s'illuminent à l'allumage, bandeau lumineux arrière évoquant l'Union Jack : la voiture ne laisse personne indifférent. Sur les forums et lors des essais presse, c'est souvent le point qui revient en premier, avant même les chiffres de performance. Une voiture qui attire le regard, ça compte, surtout sur un segment où l'électrique a longtemps été synonyme de discrétion voire d'anonymat stylistique.
À l'intérieur, MG a mixé cuir, aluminium brossé et un écran tactile central généreux, dans une ambiance qui se veut à la fois traditionnelle britannique et technologique. Le volant façon "yoke" tranche avec les habitudes du segment.
Sur la route : sportive crédible, mais pas parfaite
Les premiers essais confirment que le Cyberster n'est pas qu'une image. En version intégrale, le 0 à 100 km/h en un peu plus de 3 secondes place la voiture dans la cour des sportives sérieuses, avec une motricité irréprochable grâce aux quatre roues motrices. Les freins Brembo suivent, et le centre de gravité bas offert par les batteries logées dans le plancher garantit une bonne stabilité.
Le revers de la médaille : un poids conséquent, proche des deux tonnes en version intégrale, qui limite l'agilité pure par rapport à un roadster thermique traditionnel. Sur revêtement dégradé, l'amortissement manque parfois un peu de fermeté. Et la puissance disponible chute sensiblement en fin de charge, un point à surveiller pour qui compte exploiter la voiture sur circuit ou en usage sportif régulier.
Côté autonomie réelle, il faut revoir les chiffres WLTP à la baisse sur autoroute : entre 300 et 350 km sont plus réalistes à vitesse soutenue, capote fermée, avec une consommation qui grimpe vite au-delà de 110-120 km/h. Rien d'alarmant pour un usage GT classique, mais ça mérite d'être su avant l'achat.
Le camp des convaincus
Pour beaucoup d'essayeurs, le capital sympathie est réel : la voiture attire l'attention partout où elle passe, et le rapport performances/prix reste sans équivalent sur le segment électrique. Avoir des accélérations dignes d'une supercar pour un budget de berline premium, avec en prime un roadster capote ouverte, c'est une proposition qu'aucun concurrent thermique ne peut égaler à ce niveau de prix.
Le camp des sceptiques
D'autres restent plus mesurés. MG n'a pas (encore) le prestige d'un Porsche ou d'un BMW, et ça se ressent forcément dans la perception du produit, même si la mécanique tient la route. Le poids et l'absence de sensations mécaniques "brutes" restent des arguments récurrents chez les puristes du roadster, habitués à des voitures plus légères et plus brutes dans leur caractère. Et la question de la fiabilité à long terme reste ouverte, la voiture étant encore récente sur le marché européen.
Mon avis
Je trouve le pari intéressant, presque culotté. MG ne cherche pas à copier un roadster thermique avec des artifices sonores façon Porsche E-Shift, elle assume pleinement l'électrique et mise tout sur le design et l'accessibilité tarifaire. C'est une approche différente, presque plus honnête, même si le résultat reste évidemment un compromis, notamment sur le poids.
Ce qui me frappe surtout, c'est le signal envoyé au marché : un roadster électrique performant et spectaculaire peut exister sous la barre des 60 000 €. Ça bouscule un segment qui semblait réservé aux hypercars ou aux marques premium. Reste à voir si l'image de marque et la fiabilité suivront sur la durée.


